
« Aux petites filles les dînettes, les poupons, les Bar- bies, les robes de princesses et les machines à laver miniatures ...Comme maman ! Aux petits garçons les ateliers de bricolage, les personnages musclés et guerriers, les jeux de conquête... Comme papa ? Non, plus viril que papa ! ! Pourquoi trouve-t-on des pages bleues et des pages roses dans les catalogues de jouets ? Pourquoi les petits garçons s’imaginent-ils journalis- tes, pilotes de course, cosmonautes ou aviateurs tan- dis que les petites filles disent simplement rêver... d’une maison ?! »
A travers les jouets proposés aux enfants dès leur plus jeune âge, nous les confortons dans des rôles et des comportements stéréotypés de petites filles et de petits garçons. Les valeurs de féminité et de virili- té les enferment très tôt dans ce qu’ils devront être plus tard : des hommes, des « vrais » ou des « vraies » femmes. En ce sens le jouet est politique ! Il participe au for- matage permanent des enfants mais aussi des adultes. Il est utilisé comme un des objets de conditionnement au comportement sexué attendu. Et nuit ainsi à l’épa- nouissement des individu-e-s. Mais est-ce le jouet qui est sexiste ou son utilisa- tion ? Existent-ils des alternatives pour combattre ces sté- réotypes ?